DODANTHUN Thérèse Caroline : professeur de piano, née à Dunkerque ca 1839, fille de Charles Amand (employé au tribunal de commerce) et de Marie Adélaïde Thérèse LAGERSIE, épouse à Dunkerque François Ernest PAROCHE*.
Enfants : Fernand né à Afrique ca 1864, Lucien Louis né à Dunkerque le 2 février 1870, épouse à Paris 18ème le 10 novembre 1903 Esther SPORN, Marguerite née à Afrique ca 1861, Jeanne née à Perpignan (Pyrénées Orientales) ca 1866.
Domicile (194) : 1872, 79 rue de la Vierge.

DODIN Pierre Henry : musicien, tambour de la Garde Nationale de Dunkerque. Témoin au mariage le 29 mai 1792.

DODRIX Joos : facteur d'orgues.
1705 : "payé à J. DODRIX facteur d'orgues de Bruges pour être venu exprès pour visiter les orgues de l'église" (195).

DOIGNEAUX Aimée Marie : professeur de piano, née à Dunkerque le 8 juin 1874, † Paris (15e) le 16 juillet 1958, fille de Pierre Jean (colporteur) et de Anne Marie Emile PAREYT, épouse à Dunkerque le 20 octobre 1905 Albert Eugène Emile FATH.
Domicile (196): 1896, 20 rue du Fort Louis ; 1901, 22 rue du Fort Louis ; 1911, 7 rue de la Gare, avec Lucienne DOIGNEAUX sa sœur.

DONDEYNE Charles Joseph : maître de chapelle, cordonnier né ca 1850, fils de Cornil Ignace (cordonnier), épouse à Dunkerque Henriette Herminie Victoire MOULUN né à Dunkerque ca 1852.
Enfants : Fernand Victor (voir ci-dessous) ; Marcel Victor (mécanicien) né à Dunkerque le 7 août 1886, † Paris (11e) le 26 octobre 1960 ; Arthur Lucien (directeur de cinéma) né à Dunkerque le 29 juin 1889.
Domicile : 1882, 1886, 20 place du Palais de Justice (197) ; 1889, 17 rue de la Ferronnerie (198)
Témoin à la naissance le 30 décembre 1905, 26 décembre 1913 (aïeul de l'enfant).

DONDEYNE Fernand Victor : professeur de musique directeur de la Jeune France né à Dunkerque le 14 février 1882, † Malo les Bains le 17 mars 1942, fils de Charles Joseph (voir ci-dessus) et Henriette Herminie Victoire MOULUN, épouse à St-Pol sur Mer (Nord) le 12 septembre 1906 Emma Marie LEFEBVRE née à Calais ca 1882.
Enfants : Fernand Charles Louis né à Dunkerque 19 octobre 1907 ; Raymonde Julienne Hélène née à Dunkerque le 7 juin 1911. Marcel ; Alexis ; Albert.
Domiciles (199) : 1906, 21 rue Thiers ; 1911, 9 rue Jean-Bart.
Témoin à la naissance le 26 décembre 1913 (oncle de l'enfant).

DONDEYNE Louis : professeur de musique directeur de l'Union Chorale, † Dunkerque le 28 juillet 1937.

DONET (DONNEZ, DOUNEZ) François Hubert : chanteur ambulant, né à Honfleur (Calvados) ca 1794.
Enfant : Louise Cœlina † Dunkerque le 21 septembre 1830.
1834 22 mars : "Autorise le sieur François Hubert Dounez à exercer sa profession de chanteur sur la voie publique pendant 5 jours, venait de Boulogne" (200). 1834 20 novembre : "né domicilié à Honfleur (il marche sur les genoux) inscrit au registre de police n° 6102-6103. autorisé durant 1 jour à vendre un cantique spirituel" (201). 1836 13 janvier, 1836 18 janvier : à Dunkerque, demeure à Le Havre (202).

DONKERS Gabrielle : professeur de piano, née à Lille (Nord) ca 4 avril 1888, épouse à Paris 9e le 4 avril 1922 Joseph Rembert Louis HACQUIN.
Enfant : Andrée Charlotte Yvonne née à Malo les Bains (Nord) le 4 octobre 1916.
Domicile (203) : 1916, 7 rue des Ecoles, Malo les Bains.

DONKLERE François : musicien au 43e R. I., né à Rostadt le 9 avril 1766, fils de François (musicien) et Joséphine VECLERINE, épouse à Dunkerque le 8 juin 1799 Marie Jeanne Théodore MACQUINGHEM née à Dunkerque le 21 mars 1780, fille de Jean Baptiste François (maçon) et Marie Joseph Catherine CARTON.

DOSBIRCHAR Jean François : chantre de haute contre.
Maîtrise de l'église St Eloi : 1727 : 46 livres, admis le 1er janvier (204)

DOTTI Jacques
: musicien, né en Suisse ca 1789.
1836 6 octobre : à Dunkerque (205).

DOUNAREL Joseph : musicien, tambour major au régiment Royal marine.
Témoin au mariage le 30 août 1774.

DOURLEN Sophie : professeur de musique, née ca 1786.
Domicile (206) : 1846, 1856, 9 rue Jean-Bart.

DOURLEN (DOURLENT) Victor Charles Paul : compositeur de musique, né à Dunkerque le 3 novembre 1780, fils de Augustin Marie (négociant) et Marie Joseph Guislaine VAN RUYMBEKE, † Paris (Batignolles) le 8 janvier 1864, époux de
DROUILLARD.
"Musicien français, né à Dunkerque en 1780, mort en 1864. Elève du Conservatoire, il obtient, en 1805, le premier grand prix de Rome. Avant de partir pour l'Italie, il donna à l'Opéra-Comique un ouvrage intitulé Philoclès. Après son retour de Rome, il fit jouer au théâtre : Lillée (1808) ; la Dupe de son art (1809) ; Cagliostro, en société avec Reicha (1811) ; Plus heureux que sage (1816) ; le Frère Philippe (1818) ; Marini (1819 ; le Petit Souper (1822) ; et au Gymnase : la Vente après décès (1821), Dourlen fut professeur d'harmonie au Conservatoire, de 1812 à 1842 ; il se fit une renommée comme professeur et comme théoricien. On lui doit un excellent Traité d'harmonie, resté classique ; un Traité d'accompagnement, et diverses compositions instrumentales." (207)
7 décembre 1936 : "Il n'est guère facile d'expliquer pourquoi Dunkerque laisse s'ensevelir dans l'oubli tant de noms glorieux parmi ceux de ses enfants ; il semble que la gloire de Jean-Bart éclipse totalement et absorbe toutes les autres…
C'est un peu injuste. Dans les lettres dans les arts la cité dunkerquoise a de beaux noms également et dont la notoriété dépassant le cadre de la province a rayonné et dure en la capitale elle même.
Voici un compositeur éminent qui, professeur au Conservatoire de Paris, a eu comme élèves : Ambroise Thomas, Henri Herz, Bazin et quelques autres qui fut à l'égal de Chérubini, Auber, Halévy, salué comme un maître par toute son époque et dont le nom en sa ville natale, n'éveille pourtant plus le moindre écho… Dourlent, qui survit ailleurs, est, parmi ses concitoyens, bien mort et bien enterré…
Il mérite un peu plus. Rendons ici à sa mémoire, quelque justice !
Né rue des Bassins, alors rue de Bergues n° 27, le 3 novembre 1780, Victor Dourlent était le fils d'un négociant armateur comme à l'époque notre ville en comptait grand nombre. Son père était de plus vice-consul d'Espagne et la famille devait voir, neuf ans après à peu près ce que les négociants espagnols ont vu, il y a quelques mois ; en effet dès l'annonce de la Révolution à Paris, une bande d'émeutiers locaux semblant organisés à l'avance en vue de ces grands jours, se ruèrent sur de nombreuses maisons de négoce de la place en proférant des injures contre les "accapareurs" et mirent au pillage ; bureaux et intérieurs. Une dizaine furent ainsi dévastés par les émeutiers avant que l'ordre puisse se rétablir.
Tel est le spectacle qui frappa cet enfant de 9 ans, il en devait rester imprégné toute sa vie et la gravité dont toute son œuvre musicale allaient être imprégnée, sont le fruit de ces jours de terreur dans lesquels il devait passer sa jeunesse.
Avec un beau cran, les négociants dunkerquois continuèrent cependant à travailler durant la tourmente et le jeune homme tint les écritures avec son père qui désirait le voir lui succéder. Mais déjà Victor faisait de la musique avec des amis et ne mordait pas beaucoup à la comptabilité. Envoyé à 17 ans à Paris, chez un ami et correspondant du négociant, afin de parfaire sa formation commerciale le jeune homme en profita pour fréquenter les musiciens et les milieux artistiques et un beau jour lâchait la tenue des livres pour entrer au Conservatoire dans la classe de Boïeldieu. Il n'allait plus la quitter comme élève, puis comme professeur à son tour. Dourlent allait passer au Conservatoire toute sa vie d'homme.
Enlevant les premiers prix d'harmonie, de contrepoint, de piano, ami de Méhul, de Chérubini, de Bertou, de Gossec, le jeune musicien brûlant les étapes était Grand Prix de musique de l'institut pendant son service militaire en 1804, Grand Prix de Rome en 1805 et faisant représenter en 1806 sa première œuvre, un opéra en 2 actes : "Philoclès" sur un poème de Millevoye.
Acclamé sur la scène, il était désormais lancé.
Dès ce moment son œuvre allait être abondante ; méditatif, grave et calme, son talent était toute correction, toute science harmonique ; il avait peu d'enthousiasme, de chaleur, d'entrain. Sa musique ressemble à une rivière du Nord, disait un de ses amis, elle ne déborde pas, elle ne rugit pas, elle murmure à l'oreille et au cœur quelque chose de grave et de très harmonieux. C'était en quelques mots peindre toute l'œuvre.
Une dizaine de partitions théatrales dont "Frère Philippe" (qui eut plus de 200 représentations consécutives) et qui sont remarquables par la grâce et la délicatesse, les unes, une simplicité noble et nonchalante, les autres ; une majestueuse série d'œuvres religieuses comme un grandiose "Te Deum" exécuté pour la première fois à Rome à St-Louis des Français, un émouvant "Dies Iræ" de puissante allure ; plus de 250 pièces de musique de chambre ou d'orchestre comme la gracieuse "Polonaise" (1805), les "Lauriers de Jean Bart" marche militaire, des "Nocturnes", des Sonates, gracieuses et recueillies ; d'excellents traités d'accompagnement. Pratique le Tableau Synoptique des accords, le traité d'Harmonie, etc. qui sont toujours employés au Conservatoire et très estimés des maîtres. Telle est en bref son œuvre considérable. Il y a tels de ses mélodies, de ses airs de théâtres, de ses "morceaux" qui pendant 50 ans et plus trainèrent sur tous les pianos de jeunes filles ou de soirées et qui maintenant encore sont écoutés avec plaisir, un plaisir suave et pénétrant comme l'était sa musique elle-même, dans nos salons de province où l'on fait encore un peu de musique autrement qu'avec la TSF !
Dourlent, salué à Paris, comme un maître, fut professeur adjoint au Conservatoire de 1811 à 1816 et professeur titulaire d'harmonie de 1816 à 1855. Il s'était marié en 1819 avec la fille du fondateur à Dunkerque du premier journal local "La Feuille d'Annonces", Mme Vve DEBOUBAIX, née DROUILLARD.
Dunkerquois fidèle, marié à une dunkerquoise, malgré sa vie loin du pays natal, le compositeur aimait profondément notre ville où il fut l'un des fondateurs de la Société Dunkerquoise, où il revenait souvent saluer des familles amies.
C'est lui qui fonda dans la capitale même l'un des premiers groupements provincialistes "Les Enfants du Nord" dont fut le premier président le Maréchal Mortier. Ses amis les meilleurs furent, jusqu'à la mort, le Général Guilleminot et Elschoet le sculpteur, des concitoyens. Chevalier de la Légion d'Honneur depuis 1838, Dourlent mourait sans postérité le 8 janvier 1864 entouré d'une auréole de saine et pure célébrité artistique.
De tels noms honorent la province, la cité dont ils sont issus.
Ils ne devraient pas y être traités avec ingratitude. G. Van Den Busch" . (208)
Œuvres : Cagliostro ou la Séduction, opéra en 3 actes (1810). Concerto (1802). Cupidon pleurant Psyché, cantate (1805). Dies Iræ (1808). Deux Divertissements sur des motifs de Charles de France (1816). La dupe de son art ou les 2 Amants, opéra comique en 3 actes (1809). Fantaisie avec variations. Fantaisie sur la Romance de Bélisaire (1805). Trois Fantaisies pour piano et violon (1810). Le frère Philippe, opéra comique (1818). Les lauriers de Jean Bart, marche militaire (1805). Linnée ou les Mines de Suède, opéra 3 actes (1808). Marini ou le Muet de Venise, opéra comique (1819). Nocturne sur des airs du Barbier de Séville. Le Petit Souper, opéra en 1 acte (1822). Philoclès, opéra en 2 actes (1806). Polonaise variée pour piano, violon et violoncelle (1805). Pot Pourri sur les airs de Jean de Paris (1812). La Prise d'Ulm, pièce militaire pour piano et violon (1805). Plus heureux que sage, opéra en 1 acte (1816). Je sais attacher des rubans, romance (1818). Sonate militaire (1800). Deux Trios pour piano, violon et basse. Trois Sonates (1800). Trois Sonates pour piano et violon (1804). Te Deum (1807). La vente après décès, opéra en 1 acte (1821).
La clé du Caveau n° 1318 (Je t'aimerai, romance de Capelle), 1544 (air de Frère Philippe, opéra), 1554 (air de Frère Philippe, opéra), 1561 (air de Frère Philippe, opéra), 1613 (Je pense à vous, romance), 1647 (Echappé de prisons du maure romance de Dieur-Lafoy), 1656 (Premier amour d'une première amie, romance), 1666 (romance), 1674 (Bon chevalier écoutez ma romance).
Œuvres : Le Baiser d'adieux, paroles de Justin Gensoul, avec acc. pour piano ou harpe, Paris Gaveaux aîné (209). Chanson militaire du jongleur extraite du poème des troubadours, Paris Auguste Leduc (210). Chant du départ des chevaliers extrait du poème des troubadours, Paris Auguste Leduc (211). Les Chanteurs ambulants, chansonnette à deux voix, paroles de A. M. F. C., Paris A. Petit (litho) (212) . Conserve bien vierge simple et naïve, romance, paroles de A. M. C. mise en musique avec acc. de piano ou harpe, Paris Cardon (213). Elle m'aima cette belle Aspasie, nouvelle romance, paroles de Montcrif, Paris Simrock (214). Fantaisie en duo pour harpe et piano, Paris Cardon (215). 2e Fantaisie pour piano et violon avec acc. de basse par Ch Frédéric Kreube et V. D., Paris Mme Duhem (216). Le frère Philippe, opéra comique en 1 acte et en prose, paroles de M. Auguste Duport, Paris Ph Petit (217). Le Frère Philippe, opéra comique en 1 acte, romance paroles de M. Auguste Duport, acc. de lyre ou guitare par Meissonnier, Paris Petit (ca 1818) (218). Le frère Philippe, opéra comique en 1 acte et en prose, paroles de M. Auguste Duport, représenté à la salle Feydeau le 20 janvier 1818, Paris Ph Petit (219). Il est nuit, je suis seule, scène de Colma, partition avec acc. de 2 violons, alto, basse, flûtes et basson (220). Marie et Cabestaing, romance extraite du poème des troubadours, Paris Auguste Leduc (221). Mathilde au pied du Christ, romance, paroles de M***, Paris Gaveaux aîné (222). Méthode élémentaire pour le piano forte, Paris J. Martin (223). Trois nocturnes italiens à 2 voix avec acc. de piano ou harpe, Paris Cardon (224). Le Petit montagnard, paroles de M. de Jussieu, Paris Ph Petit (225). Polonaise variée pour piano, violon et violoncelle composée par J. Muntzberger jeune et V. D., Paris Mlle Erard (226). Pot-Pourri (1er) pour le forte piano, Paris Cochet (227). Le Ramier de la montagne, romance à une voix, paroles de A. M. C., Paris Cardon (228). Le Retour du Paladin, romance, paroles de Mme Servières, acc. pour piano ou harpe, Paris Leduc (229). Idem acc. de guitare ou lyre (230). Romance d'Ogier extraite du poème des troubadours, Paris Auguste Leduc (231). Romance de Laure extraite du poème des troubadours, Paris Auguste Leduc (232). Sirvante de Norestan, extrit du poème des troubadours, Paris A. Leduc (233). Sonate militaire pour piano forte op. 2, Paris Capelle (234). Grande Sonate à quatre mains pour le piano, op. 12, Paris Mlles Erard (235). 3 Sonates pour piano forte la première avec acc. de violon obligé, Paris l'auteur (236) . Traité d'harmonie, Paris, Philipp, ca 1838. Traité d'accompagnement contenant les notions d'harmonie nécessaire pour accompagner les basses chiffrées et par suite la partition, Paris Mad. Cendrier, ca 1840.Trio pour piano forte et violoncelle, op. 4, Paris Chérubini (237).

DOUTTRE Pierre : trompette.
Domicile (238) : 1707, place Royale.

DOUZE Michel : musicien au 21e R.I.L., né ca 1772, témoin à la naissance le 22 juin 1805.
DRAWEL Joseph : marchand de chansons.
1834 13 septembre : "inscrit au registre de police n° 4614, autorisé à vendre pendant 1 jour une complainte en flamand" (239).

DROUILLARD Mlle : chanteuse.
Extrait des manuscrits laissés par Caillez l'aîné : visite de Bonaparte à Dunkerque le 2 juillet 1803, bal et concert au théâtre "[…] Mlle Drouillard chanta […]" (240).