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NABICH Maurice
: artiste musicien, né à Alstadt (Saxe).
1842 14 juillet : passeport pour Paris, demeure à Waldembourg, venait de Verder, Hanovre (31 juin 1841) (1).

NAPELS : sonneur de cloches.
1877,1878 : sonneur à l'église St-Jean Baptiste

NAIGLE Martin : musicien, tambour major au régiment irlandais.
Témoin au mariage le 22 août 1846.

NANYNCK : musicien au Théâtre en 1850 (2).

NATTER Jean : musicien, né ca 1816.
1838 14 novembre : accompagne Philippe STOEMLER*.

NATTER Théobald : musicien, né ca 1821.
1838 14 novembre : accompagne Philippe STOEMLER*.

NER Antoine : musicien, tambour au régiment de l'Isle de France.
Témoin au mariage le 22 septembre 1761.

NEERMAN Adolphe Louis : artiste musicien, compositeur, né à Dunkerque le 23 janvier 1839, † Dunkerque 21 août 1923, fils de Charles Jean Baptiste (voir ci-dessous) et de Joséphine GOUDESONE.
- Epouse à Dunkerque le 1er décembre 1863 Emma Mathilde VANDENBERGHE † Dunkerque le 9 mars 1871.
Enfants : Jeanne Louise (voir ci-dessous).
- Epoux de Mathilde Augustine Sophie DUFOUR née à Dunkerque ca 1845.
Enfants : Marie Louise née à Dunkerque le 11 août 1877 ; Toussaint Adolphe né à Dunkerque le 3 novembre 1881.
Liste Electorale : professeur de musique (1862-1880), libraire (1881-1892), directeur de l'Ecole communale de Musique (1893-1923).
Domiciles (3) : 1856, 2 rue Royer ; 1866, 1872, 1876, 4 rue des Capucins ; 1901, 1906, 1911, 4 place du Théâtre.
29 juin 1906 : "Centenaire de la musique communale.
Nous avons annoncé à nos lecteurs que le grand concert organisé par notre Musique Communale en l'honneur de son centenaire, aurait lieu dimanche prochain, 1er juillet.
À cette occasion, il nous paraît intéressant de donner quelques détails biographique sur l'origine et le développement de cette société.
Le 14 février 1804, jour du Mardi Gras une superbe bande de masques parcourut les rues de notre ville, les uns chantant des morceaux de circonstance et accompagnés par les autres jouant le violon, le cor et le basson, ainsi que de jeunes demoiselles pinçant de la guitare. Cette promenade avec musique produisit une très grande impression sur le public qui pris rendez-vous pour le Carnaval suivant. Dans l'intervalle, l'idée leur vint de se réunir pour exécuter de la musique militaire plus propice pour les sorties en ville. C'est de là qu'émana la formation d'une société qui, quelque temps après, devint le noyau de la Musique Communale existant de nos jours.
La première réunion des promoteurs de cette société de musique militaire eut lieu le dimanche 11 mars 1804 à l'établissement du "Hussart Rouge", rue du Château, et les 5 personnes qui furent chargées d'élaborer un règlement pour la nouvelle société se nommaient MM. VILETTE, MICHEL, SCHMIDT*, CRISPIN* et MOREL.
Sur la proposition de M. HOUDARD* artiste musicien, employé à la paroisse St-Eloi pour tenir la partie de serpent, on arrêta comme suit la liste des instruments devant composer l'orchestre militaire ; 2 petites flûtes en ut, 6 premières clarinettes en ut, 6 deuxièmes, 2 cors en ut, 2 en fa, 4 bassons en ut, 2 trompettes (fa et ut), 2 buccins ou trombones en ut, 4 serpents en ut, 1 tambour, 1 cymbalier, 1 chapeau chinois, 4 grosses caisses, au total 34 musiciens. Mais comme on ne pouvait disposer que de 14 instrumentistes dans les catégories précitées on réussit à trouver 31 jeunes gens qui s'engagèrent à étudier les instruments qui manquaient.
Parmi ces élèves, on compta MM. Pierre BLANCKEMAN*, qui devait devenir plus tard, chef de la Musique Communale, et MOLLET, qui fut ensuite président et maire de la ville de Dunkerque.
Ce fut en 1812 que notre Musique Communale se présenta pour la première fois, à Gand, au concours. Puis en 1827, elle y affronta de nouveau la lutte, remportant tous les premiers prix et battant la Musique de Courtrai très renommée à cette époque. Plus tard, sous la direction de M. D. RIEFENSTAHL*, l'auteur de la musique de la cantate à Jean Bart, elle se couvrit de lauriers aux concours de Calais, Warneton et Hazebrouck. En 1852, elle obtenait à Cambrai le 2e prix d'exécution, sous la direction de M. J. B. NEERMAN* père qui lui-même y remportait le 1er prix de solo, prix de l'Empereur.
En 1865, la Musique Communale se fond avec les Pompiers et forme le Corps des Sapeurs-Pompiers et Musiciens municipaux mais cette fusion ne dure que quelques mois. En août 1870, le Corps Communal se propose de lui-même pour faire partie de la Garde Nationale pour toute la durée de la guerre. Lorsque celle-ci est terminée, la Musique Communale se reforme sous la direction de MM. J. B. NEERMAN* père, chef, et Adolphe Neerman fils, sous chef depuis plusieurs années déjà, qui la conduisirent maintes fois encore à la conquête de nouveaux lauriers.
C'est en octobre 1892, que M. Adolphe Neerman fils, fut nommé chef de la société qu'il dirige depuis ce temps avec une compétence et un talent remarquables, grâce auxquels il nous sera donné d'assister dimanche prochain à une audition musicale de la plus haute valeur artistique." (4)
15 avril 1914 : "De tous les artistes musiciens qui forment à Dunkerque une véritable pléiade de "virtuose" -pléiade sur laquelle nous allons nous étendre prochainement- il nous faut ce jour rendre hommage à l'un des plus anciens, des plus remarquables, qui surent dans le domaine de la lyre, illustrer notre petite patrie.
Nous voulons parler d'Adolphe Néerman, Chef de la Musique Communale et Directeur de l'Ecole de Musique.
Combien en effet, de musiciens actuels, à ces deux titres, ne lui doivent-ils point leurs incontestables succès ! Combien de nos meilleurs "archets", de nos meilleurs "instrumentistes" n'ont-ils pas été puiser dans la classe supérieure de solfège, qu'il dirige si parfaitement, les qualités indispensables à la haute éducation de l'artiste.
Quels qu'ils soient, les musiciens dunkerquois se réclament de son intervention soit dans leur carrière soit dans leurs qualités d'amateur et c'est une gloire pour eux, de pouvoir dire à ceux qui les écoutent et les applaudissent qu'ils doivent leurs connaissances musicales à l'instruction qu'a su leur donner le maître Néerman.
N'est ce pas le plus bel éloge qui puisse être rendu au si sympathique Directeur de notre Ecole de Musique ?
Mais si le présent consacre à Adolphe Néerman la reconnaissance bien légitime de ses élèves, il est chez lui un passé qui ne saurait être oublié !
Né en 1839, Adolphe Néerman entre au monde avec la bosse de la musique.
À 7 ans il commence l'étude de cet art qui le passionne, et s'y adonne avec tant de ferveur que trois années plus tard il entre comme unité dans les orchestres de son père. À côté de ses qualité musicales naissent bientôt celles d'une précoce direction. […].
Adolphe Néerman prend l'initiative de former à quinze ans une société de jeunes gens qu'il baptise "l'Avenir".
Et cette phalange de musiciens conduite par notre prodige donne bientôt de remarquables soirées où toute l'élite de la Société Dunkerquoise aime à se rendre.
En 1849, c'est-à-dire à 20 ans, nous retrouvons Néerman comme chef d'orchestre dans les bals du grand monde et dans ceux de Ste-Cécile.
Deux années se sont à peine écoulées que nous le voyons entrer dans la Musique Communale, alors sous la direction de M. RIEFENSTAHL*. Il s'y fait remarquer comme baryton solo et ses indéniables qualités le font nommer Sous-Chef de notre musique en 1862. Il tient ce poste jusqu'en 1882 et se voit appelé 10 ans plus tard non seulement à la direction de la Musique Communale, mais à celle de notre Académie Musicale.
Directeur entre temps de la "Jeune France" il la conduit à ses premiers concours. Neuilly et Boulogne-sur-Seine sont pour la "Jeune" de gros succès, car elle remporte le 1er prix de lecture à vue et d'exécution.
Travailleur infatigable, Adolphe Néerman compose. Il fait représenter successivement au Théâtre de Dunkerque "Le Choix d'un Gendre" opérette bouffe en 1 acte ; "L'Invasion Etrangère" pièce lyrique et les "Toqués d'Amour" opérette en 3 actes. Ces œuvres obtiennent le triomphe et font apprécier la musique très mélodique et très harmonique de l'auteur.
En 1866, nous voyons A. Néerman membre de la Société Dunkerquoise, où il est rapporteur de plusieurs concours. Distingué par ses qualités littéraires Adolphe Néerman est invité à collaborer au "Phare du Nord", alors conduit par Lagrillère-Bauclerc. Il y prend la place de chroniqueur théâtral et ses jolis articles signés "Asmodée" sont très prisés par nos concitoyens.
Enfin dans les récompenses qu'il accorde aux hommes de devoir, le Gouvernement de la République le nomme Officier d'Académie en 1894, puis Officier d'Instruction Publique en 1903.
Depuis, A. Néerman n'a jamais cessé de se dévouer corps et âme aux postes qui lui ont été confiés. Pour mieux s'y adonner, il a même abandonné ses cours particuliers. Aussi à la Musique Communale jouit-il de la part de ses collègues professeurs et de ses amis les musiciens de l'estime et de la sympathie les plus mérités.
À l'Ecole ses élèves ont pour lui une grande vénération et ne manquent jamais à leur sortie de lui témoigner leurs plus vifs sentiments de gratitude.
Nous ne pouvions mieux dépeindre, la vie toute de dévouement à l'art d'un de nos concitoyens et nous terminerons en ajoutant que la réputation d'artiste de notre ami Adolphe Néerman a dépassé nos frontières nationales et… locales puisqu'il a été nommé membre de la Société Royale de Gand et que le Jury du Conservatoire de Musique de Lille, l'a choisi comme membre pour les concours des Bourses départementales"P. C. (5)
29 novembre 1941 : "Le 21 août 1923 tout Dunkerque, dans les milieux populaires comme dans les classes aisées, apprenait avec tristesse la mort de ce musicien éminent, de cet artiste qu'était Adolphe Neerman.
Dunkerquois de vieille souche, il appartenait à une de ces familles de chez nous, dont chaque génération transmet à la suivante l'instinct, le goût et la passion de l'art musical. […] à 17 ans il était violon à l'orchestre du Théâtre ; à 18 ans, il dirigeait un pupitre à la Musique Communale ; à 24 ans, il devenait son directeur ; Professeur à l'Ecole de Musique à 25 ans, il se voyait en 1872, confier la direction de la "Jeune France", qu'il conduisit à sa première victoire à Neuilly-sur-Seine.
En 1889, le voici membre du Jury d'examen pour l'admission au Conservatoire National de Paris. Il passait 3 ans après à la Direction de notre Ecole de Musique et de l'Harmonie Municipale. Pendant 30 ans, il s'y dévoua sans compter, chef prestigieux à la mémorable barbe noire, à l'âme ardente, à la maîtrise conquérante. Il fut le maître vénéré, en effet, de toute une génération de musiciens.
D'une rare érudition, il aimait le Beau ; son âme d'artiste se donnait tout entière à l'art. Ses auditions à Ste-Cécile, à St-Eloi, furent chaque année des événements où tout Dunkerque accourait.
C'était un compositeur fécond et son œuvre est considérable et brillante. Citons sa célèbre ouverture des Captifs (1871) ; sa Marche Solennelle, une œuvre lyrique de premier plan ; L'Invasion qui fut représentée à plusieurs reprises par un groupe d'artistes et d'amateurs de la Société Dramatique.
Au Théâtre de Dunkerque, on représente de lui Le Choix d'un Gendre, charmante opérette ; Les Toqués d'Amour, opérette-bouffe en 3 actes, à la musique chantante et très mélodieuse.
Chroniqueur théâtral, critique d'art, Neerman remplit durant de longues années dans la presse locale, une rubrique dont les jolis articles signés "Asmodée" sont de belle tenue littéraire et d'un goût très ferme.
Membre de plusieurs corps musicaux d'élite comme la Société Royale de Gand, Neerman jouissait dans tout notre Nord, d'une haute réputation et d'un prestige qui rejaillissait sur sa ville natale, celle où il prodigua pendant plus de 60 ans le trésor de son activité inlassable, de son talent, de son dévouement, consacrés sans réserve à l'art, à ses élèves, à ses concitoyens.
Une belle et haute figure de musicien d'élite qui reste inoubliable chez nous, parce qu'elle est un exemple à la fois et une fierté." (6)
1903 : Mme Méric Lalande (cantatrice) par Adolphe Neerman (7).
Œuvres : Les cadets de France, allegro de concert (1900). Les Captifs (1876). Le Choix d'un Gendre, opérette bouffe en 1 acte. La Dunkerquoise, chant patriotique (1870). En vacances !, marche des écoliers (ca 1892) Les Hirondelles de la cathédrale de Metz, allégorie, paroles de P. Provansal, Paris Hiélard (1876) (8). Idem Paris Gallet(1898). L'Invasion Etrangère, grande scène lyrique, paroles de H. Comignan (1868). Jour de folie, quadrille pour piano, Paris Colombier (1889) (9). Marche des fifres du Reuze, pour la kermesse de Dunkerque le 27 juin 1886. Marche Solennelle pour harmonie militaire, transcription pour piano par l'auteur, op. 176, exécutée pour la première fois, sous la direction de l'auteur, pendant la Messe de Ste-Cécile du 22 novembre 1892. Une Nuit de Bal masqué, symphonie ouverture (1874) (10). Salut et Merci, hymne de reconnaicance à la Belgique paroles de Jules BERTRAND* (1871). Toqués d'Amour, opérette en 3 actes. Trianon, menuet pour piano, Paris J. Hielard (1887) (11). Les Vertus de l'amour, romance paroles de P. Provansal, Paris Hiélard (1875) (12).

NEERMAN Alphonse Emile : chef de musique, né à Dunkerque le 12 mai 1842, fils de Charles Jean Baptiste (voir ci-dessous) et de Joséphine Goudesone, époux de Joséphine Lucie SELMER née à Paris ca 1846.
Enfants : Léonie née à Gravelines (Nord) le 1er août 1870 ; Blanche née à Gravelines 14 septembre 1871 ; Henri né à Gravelines le 19 mai 1874, épouse à Paris (15e) le 15 avril 1907 Honorine Félicie BELLEMET POURMENTRON
Domiciles : 1870, 1871, 1874, rue des Pannecouques à Gravelines

NEERMAN Charles Jean Baptiste : professeur de musique, compositeur, né à Dunkerque le 27 août 1814, † Dunkerque le 25 janvier 1894, fils de Jean Baptiste (voir ci-dessous) et de Anne Marie Françoise BLANCKEMAN*,
- Epouse à Dunkerque le 8 août 1839 Joséphine GOUDESONE née à Dunkerque ca 1816, † Dunkerque le 19 novembre 1859.
Enfants : Adolphe Louis (voir ci-dessus) ; Marie Emma née à Dunkerque le 3 février 1840 ; Alphonse Emile (voir ci-dessus) ; Gustave Léon (voir ci-dessous) ; Zulmée Léonie (modiste) née à Dunkerque le 25 octobre 1845 ; Blanche Jeanne (couturière) née à Dunkerque le 9 juin 1853, épouse de Gaston Edouard VINCKE* ; Estelle Eugénie née à Dunkerque le 3 janvier 1855, épouse de Henri Georges VINCKE* ; Fiorella Malvina née à Dunkerque le 26 mars 1841, † Dunkerque le 29 avril 1843. (Julie Anne Mélanie née à Dunkerque le 8 mai 1835, reconnue NEERMAN le 13 juillet 1839, fille de Jeanne Thérèse Mélanie LIEVAL † Dunkerque le 1er octobre 1835).
- Epouse à Dunkerque le 2 août 1862 Clara (Caroline) Elise VERBREGGHE (VERBREUGGHE) née à Dunkerque le 21 août 1836.
Enfants : Auguste Arthur Verbregghe (horloger) né à Dunkerque le 24 février1859 (13) ; Charles Verbregghe* ; Clara Célina (voir ci-dessous).
Domicile (14) : 1836, 5 rue St-Sébastien ; 1841, 2 marché aux Pommes ; 1841, 5 rue St-Eloi ; 1846, 1856, 1861, 2 rue Royer ; 1866, 1872, 1876, 19 rue Faulconnier ; 1881, 43 rue de l'Eglise ; 1886, 12 rue des Vieux Remparts ; 1891, 3 place du Palais de Justice.
1837 17 mars : passeport pour Paris (15). 1845 7 janvier : "Concert du Cercle Musical, morceau d'Harmonie militaire sur les motifs de Lucie composé par J. B. Neerman" (16). Témoin aux mariages : 1er mars 1837, 18 avril 1838 (frère de l'épouse), 11 octobre 1848 (cousin par alliance de l'épouse), 6 octobre 1858, à la naissance le 15 novembre 1844.
1850 : "Flûte solo au Théâtre aussi bon exécutant qu'artiste distingué" (17).
Etat de service de Charles Jean Baptiste Neerman (18) :
1/3/1827, entre à l'école de musique de Dunkerque
6/3/1833, s'engage comme musicien gagiste au 11e R. I. de ligne
10/11/1834, s'établit professeur de musique
16/5/1835, entre dans la musique de la Garde Nationale à Dunkerque
15/9/1838, nommé chef d'orchestre au Gymnase Castelli à Paris
1/1/1845, chef d'orchestre du Cercle Musical de Dunkerque
5/3/1849, nommé sous chef de la musique de la Garde Nationale de Dunkerque
1/4/1852, nommé sous chef de la musique communale de Dunkerque
12/10/1852, crée la société musicale la Fanfare de Dunkerque
16/3/1860, nommé chef de la musique communale de Dunkerque
1/1/1863, directeur de l'école communale de musique de Dunkerque
15/8/1875, crée à Dunkerque les concerts symphoniques populaires
26 janvier 1894 : "M. J. B. Néerman, père, est mort ce matin, à neuf heures, à l'âge de quatre-vingts ans. En déplorant la perte de cet artiste de grand talent, nous sommes sûr de nous faire l'interprète des regrets unanimes de nos concitoyens qui ont si longtemps apprécié le dévouement, les éminentes qualités de virtuose et de chef de M. J. B. Néerman.
Pour retracer la carrière de ce musicien infatigable et si bien doué, il faut remonter à plus de quarante années. C'est en 1840, si nous ne nous trompons, que M. J. B. Néerman fonda la "Fanfare" qui cueillit, sous son habile direction, ses premiers lauriers : à Boulogne-sur-Mer, 1er prix d'exécution ; au grand concours de Lille, 2e prix.
En 1844, M. Néerman fut appelé, comme sous-chef, par le corps communal de musique dont il devint le chef effectif en 1860. Les membres de la "Fanfare" qui le tenaient en très haute estime le suivirent et le corps communal de musique qui n'était alors composé que de 30 membres, atteignit le chiffre de 80 exécutants.
M. Néerman fonda l'Ecole de Musique si prospère aujourd'hui, comme le corps communal de musique, sous la direction de son fils, M. Adolphe Néerman, qui a reçu tout naturellement le legs précieux d'un talent hors ligne et d'une intelligence musicale peu commune.
Le corps de musique communal fut conduit maintes fois à la victoire par M. J.B. Néerman. À Boulogne-sur-Mer encore, les premiers prix lui échurent ; à Cambrai, se mesurant avec les fortes sociétés de Valenciennes et de Roubaix, il resta face à face avec les phalanges de cette dernières ville et ce n'était pas un petit honneur. M. Néerman prenait part personnellement à ces concours. Virtuose d'un grand mérite, il remporta les plus hautes récompenses et notamment le prix de l'Empereur brillamment disputé et justement accordé à sa supériorité incontestable.
Ce fut à Paris que M. Néerman triompha pour la dernière fois avec le corps communal de musique : trois prix, 1er prix au concours d'honneur, 1er prix de soli, 2e prix d'exécution. Il se retira après cette dernière victoire avec la satisfaction d'avoir parcouru une carrière qui devait laisser les traces de son activité et de sa fécondité.
M. Néerman ne fut pas seulement un chef dévoué et un professeur remarquable, il a laissé aussi de son esprit d'initiative et de son inspiration des marques vivantes et utiles. C'est lui qui a introduit dans les harmonies la contrebasse à cordes et le saxophone. C'est lui également qui, il y a vingt ans, obtenait au concours de la Société Dunkerquoise, le premier prix de composition avec félicitations du jury et dont les partitions étaient disputées dans les concours où elles étaient exécutées par des musiciens comme MM. Magnier, chef de la musique des Voltigeurs de la Garde et Paulus, chef de la musique des Grenadiers du même corps.
Si tardivement que nous soit parvenue la nouvelle de la mort de M. J. B. Néerman, père, nous avons tenu à rappeler, trop brièvement sans doute, mais aussi fidèlement que possible, sa vie artistique.
Ces souvenirs hâtivement évoqués avivent encore nos regrets. En raison de ce deuil, le corps de musique communal ne pourra prêter son concours à la représentation de bienfaisance qui doit être donnée demain au cirque Lenka" Jean FRANCE. (19)
15 avril 1894 : "Musique communale. Nous apprenons que le corps communal de musique donnera lundi soir son grand concert au Parc de la Marine.
Le principal attrait de ce concert sera l'audition de M. VINCKE*, le flûtiste bien connu qui exécutera le morceau qui valut à M. Neerman père le prix de l'Empereur au concours de Cambrai" (20).
Œuvres : Solos Faciles pour cornet à pistons avec acc. de piano, op. 15 et 16. Paris L. Lévy (1853) (21). Fantaisie sur La Favorite, 1853. Oliska, polonaise, 1853. Les Francs Jeunes Gens, quadrille, 1853. Ouverture de concert, 1866. Boléro, 1871. Morceau d'harmonie militaire sur les motifs de Lucie, 1845. Hymne à Jean Bart, paroles de A. Dasenbergh, 1845. Thora, polka mazurka pour piano, Paris S. Lévy (1854)(22).

NEERMAN Clara Célina : pianiste, né à Dunkerque le 21 juin 1869, fille de Charles Jean Baptiste (voir ci-dessus) et de Clara VERBREGGHE, épouse à Dunkerque le 21 mars 1899 Jean Marie TORCA (artiste lyrique) née à Toulouse (Haute Garonne) ca 1865.
Enfant : Jeanne Blanche née à Dunkerque le 4 mars 1899.
Domiciles (23) : 191, rue du Jeu de Paume ; 1906, 25 rue de l'Eglise ; 1911, 22 rue St-Jean.
4 mars 1909 : "Education artistique : chant et déclamation. M. Torca, artiste lyrique, lauréat du conservatoire de Toulouse, Mme Torca-Néerman professeur de piano, 1er prix du conservatoire de Lille [en 1887], ouvrent un cours de chant et de déclamation lyrique." (24)

NEERMAN Fiorella
: professeur de musique, née ca 1832.
Domicile (25) : 1866, 22 rue des Chaudronniers.

NEERMAN Gustave Léon : professeur de musique, compositeur, né à Dunkerque le 27 décembre 1843, fils de Charles Jean Baptiste (voir ci-dessus) et de Joséphine GOUDESONE, épouse Irma NEERMAN* née à Gravelines (Nord) le 14 avril 1851, fille de Jacques Antoine (voir ci-dessous) et de Joséphine GOUVENOT.
Enfants : Irma Léona Louisa née à Gravelines (Nord) le 21 juin 1877 ; Ernestine Fiorella née à Gravelines le 24 mars 1884, † Bordeaux le 12 janvier 1951.
Domiciles (26) : 1866, 19 rue Faulconnier ; 1876,1877, 17 Marché aux Poissons ; 1884, rue St-Pierre à Gravelines.
12 février 1904 : "Les inventions de M. Neerman. M. Léon Neerman, compositeur et professeur de musique à Hazebrouck vient d'inventer un nouveau bâton de chef de musique, nommé "nouveau bâton de mesure sextuple pour toutes les directions musicales".
M. Néerman qui est le frère de M. Adolphe Neerman a pris brevet de son invention. En voici la description. C'est un élégant objet en métal recouvert de papier blanc sur lequel se lisent de précieuses indications musicales : ce papier est lui-même revêtu d'une gaine en celluloïd transparent. À chaque extrémité du bâton sont disposés des diapasons à bouche, le diapason normal et le diapason ancien.
L'intérieur renferme un autre bâton en deux parties (bois et métal), destiné à être employé uniquement aux répétitions. Le bâton peut être augmenté d'une rallonge qui en porte la longueur à 52 centimètres. Les annotations musicales recouvrant le nouveau bâton lui donnent une valeur scientifique et méritent de fixer l'attention. Au centre du bâton se trouvent des transpositeurs fermés de deux parties distinctes et à mouvement de rotation obtenu par la juxtaposition des deux tubes métalliques mobiles : on a ainsi un moyen mécaniques de faire concorder tous les tons d'instruments entre eux, en même temps que les tonalités respectives.
En outre, le bâton sextuple indique la manière précise de tous les mouvements musicaux, dont les termes coïncident par des flêches à leur degré de vitesse : de cette manière il remplace le métronome.
Enfin le bâton sextuple sert encore de modulateur universel.
Une grande manufacture de Paris, qui a des succursales à Londres et St-Pétersbourg est en pourparlers avec M. Néerman pour acheter l'invention.
Ajoutons que M. Léon Néerman mettra bientôt au jour son nouveau système transpositeur de piano. Avec ce système, les 85 notes du clavier donneront, lorsqu'on le voudra, et sans effort, cinq sons différents pour chacune d'elles. On pourra transposer à volonté sans aucun déplacement du clavier " (27).
26 octobre 1906 : "Les Néerman : le lundi 19 novembre à 8 h 1/2 aura lieu dans la salle des fêtes de l'hôtel de ville d'Hazebrouck un grand concert festival dont le programme ne comportera que des œuvres de M. Léon Néerman, professeur de musique en cette ville et frère de M. Adolphe Néerman le distingué chef de la Musique Municipale de Dunkerque.
Ces œuvres seront interprétées avec le concours d'un brillant orchestre symphonique formé en majeure partie de lauréats du Conservatoire de Lille et d'artistes du théâtre municipal de Dunkerque.
Tous les dilettanti d'Hazebrouck et de la région voudront s'offrir ce régal musical et le nom de Néerman brillera d'un éclat encore plus vif dans le ciel de l'art." (28)
16 janvier 1907 : "Le grand concert Léon Néerman. Hier lundi a eu lieu, à 8 h1/2 du soir, salle des fêtes de l'hôtel de ville d'Hazebrouck, le grand concert organisé par M. Léon Néerman, frère de M. Adolphe Néerman chef de la musique communale de Dunkerque dans le but de constituer une Phalange Symphonique Hazebrouckoise. Le succès de ce régal artistique a été grand. L'élite de la population composait l'auditoire.
Le programme se composait en majeure partie d'œuvres de M. Léon Néerman qui est compositeur de grand talent. Plusieurs artistes du théâtre de Dunkerque prêtaient leurs concours. C'étaient Mlle MARCHOT 1ère chanteuse ; Mlle DERYAN, dugazon ; MM Emile VYNCKE, flûtiste ; E. LEONARD, corniste ; Maurice VINCKE, violoncelle. Un sextuor à cordes se composait de MM. Louis et Fernand DONDEYNE, Fernand TOURNEUR, Auguste VINCKE, VERMEULEN et Maurice BAR.
Le concert a pris fin à minuit 1/4, M. Néerman a été chaleureusement félicité.
La quête faite pour les pauvres a été très fructueuse. Nous sommes heureux de constater que les annales artistiques des Néerman comptent une belle page de plus." (29)
31 janvier 1907 : "Un artiste dunkerquois. Nous avons dit tout le succès obtenu par le concert qu'organisa le 14 janvier dernier à Hazebrouck le compositeur Léon Néerman, frère de M. Adolphe Néerman le distingué chef de la Musique Communale de Dunkerque. En parlant longuement de ce triomphe notre confrère l'Indicateur donne un intéressant aperçu de la vie artistique de M. Léon Néerman, qui avec son frère sut si bien bénéficier de l'éducation paternelle de M. J. B. Néerman, dont la mémoire est pieusement conservée à Dunkerque.
Déjà à neuf ans et demi, M. Léon Néerman s'essayait dans l'art de la composition. Professeur à l'âge où d'autres sont encore élèves, il dirigea plusieurs sociétés et ensuite la Musique Communale de Gravelines.
Sous l'élan qu'il sut imprimer à ses musiciens, cette société fit des prodiges, et, pour la première fois, la Musique de Gravelines prenait part avec lui à un concours celui de Calais en 1880. Avec les félicitations du Jury, elle recueillait un 1er prix d'exécution "ascendant", un prix de solo et un prix de lecture à vue. De plus, le président du Jury, M. DELANNOY, de la Grande harmonie de Roubaix, complimentait publiquement M Néerman "de son excellente interprétation, de son extrême justesse et de sa supériorité de direction".
M. Léon Néerman excella bientôt dans la composition à l'aide de procédés mécaniques qui lui sont spéciaux, il arrive à se jouer de difficultés considérées jusqu'ici comme insurmontables. Son répertoire actuel comporte des œuvres de tous genres : chant, piano, symphonies, musique militaires, études, solfèges, théories.
Titulaire de plusieurs médailles d'or, membre de la Société des Auteurs et Compositeurs de Paris, il était seul du département du Nord, à faire partie du Jury du grand Concours International du Havre en 1898. parmi les félicitations et encouragements qui lui furent envoyés, qu'il suffise seulement de cueillir les éloges que l'un des maîtres les plus célèbres de notre époque, l'illustre Massenet, adressait lui-même à M. Néerman il y a quelque temps à peine. Cette opinion fait preuve, et la signature de son auteur pourrait servir de réponse à toute critique de ceux qui n'auraient pu apprécier les œuvres de notre compatriote.
Le grand Massenet a voulu assurer "de ses meilleurs sentiments" celui qu'il n'a pas dédaigné de considérer comme un "collègue" et auquel, en témoignage de sa sympathie, il a tenu à remettre un de ses chefs d'œuvres d'opéra signé de sa main.
Aux systèmes mécaniques cités plus haut, et dont M. Néerman a déjà enrichi la bibliothèque musicale et l'atelier du compositeur, et qui sont le "Révélateur des Intervalles" la "Grammaire Harmonique", le "Dictionnaire des Modulations", le "Bâton de Mesure transpositeur et métronomique", il faut ajouter le très original et très intéressant problème des "Commas et Chismas" (ou des infiniments petits) qu'il vient de résoudre mécaniquement au profit de la science musicale.
Parmi les œuvres exécutées au concert du 14 janvier signalons que dans "L'Extase" larghetto rêverie si chaleureusement applaudie, le motif des 9/8 en la majeur, fut composé avec intention par des procédés purement mécaniques, provenant du "Dictionnaire des Modulations" ce qui a permis d'acquérir une richesse de modulations assurant le charme de l'auditoire sans lui occasionner la moindre fatigue.
Nous nous joignons à notre confrère pour saluer cette figure d'artiste dont la Flandre et Dunkerque sa cité natale, peuvent être fières à juste titre." (30)
Sur Perce Neige mention : "Directeur de musique diplômé, membre du jury au grand concours international du Hâvre, compositeur de Paris."
Œuvres : Cortège Franco-Russe (1897) (31). Fiorella ! mazurka facile et brillante pour piano, Gravelines l'auteur (1879) (32). Isabelle, romance, paroles de Hippolyte Fiot, Gravelines l'auteur (1880) (33). Louisa, schottisch facile pour piano, Paris C. Joly (1879) (34). Musidora, polka-mazurka, musique de A. Talexy, arrangée par Léon Néerman, partition manuscrite, Dunkerque le 9 septembre 1872. Pas Redoublé arrangé pour le piano par Léon Néerman, partition manuscrite, Dunkerque le 10 avril 1874. Perce Neige, brillante fantaisie intermezzo-mazurka de salon et concert pour piano. Le Tricolore, quadrille pour piano, Paris E. Collet (1876) (35).

NEERMAN Henri : musicien, chef d'orchestre. né à Gravelines (Nord) le 19 mai 1874, fils de Alphonse Emile (voir ci-dessus) et de Joséphine Lucie SELMER, épouse à Paris (15e) le 15 avril 1907 Honorine Félicie BELLEMET POURMENTRON.
19 mai 1903 : "L'orchestre symphonique de l'établissement [le Grand Hôtel Casino de Cassel] dirigé par M. Henri Neerman fils, fit entendre pendant tout le repas les meilleurs morceaux des grands maîtres […] Ajoutons que M. Henri Neerman est un jeune maître clarinettiste de talent. Il fut successivement attaché aux Casinos de Malo et Aix les Bains, de St-Malo, de Nice, de Royan, etc" (36).

NEERMAN Jacques Antoine Baptiste : musicien gagiste au 15e régiment léger, professeur de musique, chef de la musique de la Garde Nationale de Gravelines né à Dunkerque le 6 mai 1800, fils de Jean Baptiste (voir ci-dessous) et de Anne Marie Françoise BLANCKEMAN.
- Epouse à Dunkerque le 29 août 1820 Julie Anne HALSLEBEN née à Dunkerque le 26 juin 1800, fille de Jean Léonard (fripier) et de Anne Catherine CREPY.
Enfants : Julie Florentine née à Dunkerque le 3 juillet 1821 ; Marie Lucile née à Dunkerque le 28 décembre 1822, † Dunkerque le 6 décembre 1824 ; Jean Baptiste Gustave né à Dunkerque le 23 mai 1824, † Dunkerque le 24 juillet 1824 ; Emma Françoise née à Dunkerque le 28 avril 1826, † Dunkerque le 14 octobre 1826.
- Epouse à Nancy ca 1828 Anne Joséphine Claire GOUVENOT née à Nancy ca 1808.
Enfants : Victor né à Thielt (Belgique) ca 1842, † Gravelines (Nord) le 16 janvier 1849 ; Marie Victorine née à Gravelines le 25 mars 1846, † Gravelines le 26 août 1846 ; Auguste Désiré né à Gravelines le 13 avril 1847, † Gravelines le 7 mai 1848 ; Jules Paul Victor né à Gravelines le 12 novembre 1849, † Gravelines le 20 octobre 1850 ; Irma Joséphine Elisa née à Gravelines le 14 avril 1851, épouse de Gustave Léon NEERMAN*
Domiciles : 1821, 1824, 1 rue Ste-Barbe (37) ; 1826, 5 rue de la Couronne (38).
Témoin aux mariages : 1er juin 1824, 25 octobre 1825 (frère de l'époux).
1849 21 mars : "Demande de Mr Neerman, chef de musique, tendante à obtenir gratuitement 3 fois l'année, la salle de la mairie dite salle des bals pour y donner des concerts à son profit" (39) Accordé.
1849 11 mais : "Le sr Neerman fils expose que l'habillement qui lui a été donné il y a 3 ans est hors service et demande qu'on lui en donne un autre. D'après le service que ce jeune artiste rend à la ville la commission est d'avis qu'il y a lieu de lui allouer 61 francs pour l'habit qu'il réclame" (40)
1850 28 août : "Autorise le maire à céder gratuitement à Mr Neerman, maître de musique, la salle des bals pour 3 soirées" (41)
1851 16 août : "Concert à Gravelines le mercredi 20, organisé par M. Neerman aîné chef de la musique de la Garde Nationale de Gravelines et frère de notre excellent flûtiste." (42)
1852 : traitement du maître de musique, 600 F (43)

NEERMAN Jean Baptiste
: musicien, maître de danse, né à Oostacker (Belgique) le 12 janvier 1779, † Dunkerque le 25 février 1844, fils de Pierre Liévin (plafonnier) et de Reine VANHOUTE, épouse à Dunkerque Anne Marie BLANCKEMAN née à Dunkerque le 31 juillet 1782, fille de Jean* et de Anne Marie Philippine CASTEUR.
Enfants : Jacques Antoine Baptiste (voir ci-dessus) ; Marie Jeanne (journalière) né à Dunkerque le 25 novembre 1801, épouse à Dunkerque le 16 avril 1822 Julien JULLIEN* ; Charles Folquin (menuisier, ébéniste) né à Dunkerque le 28 mai 1804, épouse à Dunkerque le 25 octobre 1825 Camille Isabelle DUBAR ; Joséphine Marie née à Dunkerque le 21 mars 1806 ; Charles Jean Baptiste (voir ci-dessus) ; Elisa Charlotte née à Dunkerque le 4 avril 1817, épouse à Dunkerque le 18 avril 1838 Louis SOLA* ; Désiré Alphonse né à Thielt (Belgique) 1843 (à vérifier si pas fils de Jacques Antoine), † Gravelines (Nord) le 6 juillet 1843.
Domiciles (44) : 1812, 17 rue de l'Arsenal ; 1826, 2 rue Ste-Barbe ;1836, 5 rue St-Sébastien ; 1841, 5 rue St-Eloi.
1842 3 août : passeport pour Paris, porte un bandeau sur l'œil droit (45).
Témoin aux mariages : 12 juillet 1809, 5 février 1816, 29 septembre 1820 (père de l'époux), 16 avril 1822 (père de l'épouse), 1er juin 1824 (mandataire pour l'époux), 25 octobre 1825 (père de l'époux), 10 août 1836. Témoin au décès le 26 mai 1832.
1843 : "Avant hier soir [22 octobre], le sieur DELAVAL, garde de nuit, placé de planton chez le sieur Neerman, rue de l'Abreuvoir, 1, [salle St-Georges] à effet d'y maintenir l'ordre, a été assailli par quatre individus qui prétendaient entrer sans payer dans le bal public que donnait le sieur Neerman. Dans la lutte le sieur DELAVAL a reçu un coup d'instrument tranchant qui lui a coupé la paupière supérieure et qui a fait sortir l'œil de son orbite. Les auteurs de cet attentat sont encore inconnus." (46)
1850 : "Or donc, petite bourgeoisie, ouvriers, servantes, ont dans l'hiver les bals ROUZET* dont je vous ai parlé et ceux non moins et plus décolletés peut-être d'un nommé Neerman, dans une salle St-Georges." (47)

NEERMAN Jeanne Louise
: professeur de piano, né à Dunkerque le 31 décembre 1868, fille de Adolphe Louis et de Emma Mathilde VANDENBERGHE, épouse de Léonce BALEDENT (instituteur) née à Cognancourt ca 1862.
Enfants : Jean Auguste né à Dunkerque le 7 août 1895 (professeur) épouse à Coudekerque-Branche Berthe Victoire RITAINE ; Nelly Mathilde née à Dunkerque le 9 mars 1901 ; Colette Louise née à Dunkerque le 30 octobre 1903.
Domicile (48) : 1911, 7 rue de la Victoire.

NEIHARD Philippe : musicien au régiment Viennois.
Témoin au mariage le 26 janvier 1790.

NEISS Michel : musicien, né à Lebening ca 1788.
1835 19 juin : à Dunkerque, demeure à Wascheid, venait de Neuwied via Ypres, allait en Angleterre via Calais (49).

NEUFS Michel : musicien ambulant, né à Lebentg (Cologne) ca 1788. 1838 12 mai : passeport pour Boulogne, demeure à Wisheit (Prusse) venait de Neuwiev (Prusse) (2 mars 1838) (50).

NEUTS J. B. : 1844 : journalier, 22 ans, condamné à 3 mois de prison pour avoir "[…] soustrait frauduleusement au préjudice de plusieurs filles publiques de Dunkerque, une tabatière en coquillage, deux bagues en or, un accordéon et divers autres objets" (51).

NEUVREUX Benoît François : musicien, cabaretier, né à Dunkerque le 12 mai 1773, fils de Liévin François (tabatier) et de Marie Elisabeth LAMPAT, épouse à Dunkerque le 22 janvier 1801 Françoise Joseph Sophie GILLIARD née à Hesdin (Pas-de-Calais) le 17 mars 1782, fille de Nicolas (marchand de tabac) et de Marie Marguerite Alexandrine NICOLLE. Témoin au mariage le 15 juillet 1802 (frère de l'époux).

NICOLAUS Jean : musicien, né à Gombelsbach ca 1809.
1836 11 juin : à Dunkerque, demeure à Gombelsbach (52).

NICOLET Jacobus : chantre, joueur de serpent.
Domiciles (53) : 1703, rue Morienne ; 1704, rue d'Anjou ; 1705, rue du Pavillon.
Maîtrise de l'église St-Eloi : 1700-1705 : 240 livres (54).

NIESSEL (NIESSEN) Claude Frédéric : professeur de musique, né à Mantoue (Italie) ca 1806.
1834 14 mars : passeport pour Limoges, demeure à Dunkerque 11 rue des Chaudronniers (55). Témoin au décès le 31 juillet 1832.

NIQUET Jean Baptiste : musicien, tambour major, † présumé perdu aux armées, époux de Marie Madeleine WUILLAUME † Calais (Pas-de-Calais).
Enfants : Jean Pierre Baptiste (tourneur en bois) né à Calais le 18 juillet 1798, épouse à Dunkerque le 28 novembre 1823 Louise Jacqueline DUWAGNIEUX.

NISSEN Marie Anne Jacqueline : sonneuse de cloches du Minck, née à Dunkerque le 5 janvier 1795 , fille de Jean Baptiste.
Domicile (56) : 1861, 6 rue du Nord.

NOBEL Pierre : musicien, né à Niederbreitbach ca 1811.
1835 19 juin : à Dunkerque, demeure à Niederbreitbach, venait de Neuwred via Ypres, allait en Angleterre via Calais. 1836 10 février : à Dunkerque (57).

NOBLET Louis : joueur de serpent. Maîtrise de l'église St-Eloi : 1705 : 60 livres (58).

NODAF Michel : musicien né à Franconie ca 1747.
Domicile (59) : 1795, rue de Nieuport.

NOEL Joseph : musicien, né à Mielan ca 1878, époux de Joséphine QUIDET née à Tournier ca 1876.
Domicile (60) : 1906, 6 rue de l'Esplanade.

NOGIER Louis Donat Désiré : musicien, tambour au 55e de ligne, né ca 1819, époux de Sophie Emélie RIVIER née ca 1821.
Publication de Mariage La Dunkerquoise 30 mai 1843.

NOURY Antoine : musicien au régiment de Chartres, né à Orléans (Loiret) (61) ca 1752, fils de Jean Augustin (caporal au régiment de Chartres), épouse à Dunkerque le 21 août 1781 Marie Adrienne Joseph LAMOTTE née à St-Omer (Pas-de-Calais) (62) ca 1753.